La grande aventure des mercenaires

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Par François Xavier Sidos

 


 

Introduction

 

Depuis Machiavel, on annonce régulièrement la fin des mercenaires, et pourtant ils renaissent sans cesse. On les appelle : « chiens de guerre », « affreux », ou plus sympathiquement « soldat de fortune », quand ce ne sont pas « les putains de l’impérialisme ».

 

 

 

Qu’est ce qu’un mercenaire ?

 

• Dans le sens commun :

– Une personne vénale

– « Qui sert à pris d’argent un gouvernement étranger »

– Qui trahira à la première occasion

 

• En réalité :

– Une longue tradition historique

– Fiabilité

– Longévité

– Discipline

– Efficacité

 

• Une étymologie souvent détournée

– Le latin mercenarius impose son sens premier : « qui travaille pour un salaire convenu » (source Larousse Illustré 1905)

– Un contresens largement répandu et certainement pas innocent a jeté le trouble sur son étymologie :

• il est d’usage de faire remonter l’origine de mercenarius à merx , mercis – marchandise

• en omettant de signaler c’est merces, mercedis – salaire, qui est directement à l’origine de mercenarius.

• ce qui transforme dans l’inconscient collectif le salarié en marchandise

– En réalité, « mercenaire » signifie donc tout simplement « salarié », tout comme « soldat » (qui touche une solde)

• En allemand, « mercenaire » se dit « söldner »

 

• Une définition juridique inadaptée

– Inspirée du protocole additionnel aux conventions de Genève du 8 juin 1977

– Introduite dans le code pénal français (article 436-1) par la loi du 14 avril 2003 relative à la répression de l’activité

de mercenaire

• 6 critères cumulatifs :

– délit commis par une personne spécialement recrutée pour combattre dans un conflit armé

– et qui n’est ni ressortissante d’un État partie audit conflit armé,

– ni membre des forces armées de cet État,

– ni n’a été envoyée en mission par un État autre que l’un de ceux parties au conflit en tant que membre

des forces armées du dit État,

– de prendre ou tenter de prendre une part directe aux hostilités

– en vue d’obtenir un avantage personnel ou une rémunération nettement supérieure à celle qui est payée ou

promise à des combattants ayant un rang et des fonctions analogues dans les forces armées de la partie pour

laquelle elle doit combattre ; […]

 

• Toutes les législations anti-mercenaires ont été adoptées dans l’urgence :

– Article 47 du protocole additionnel aux conventions de Genève puis Convention de l’O.U.A. sur l’élimination des

mercenaires en Afrique :

• Sortis du placard en juin et juillet 1977, juste après la tentative de coup d’état de Bob Denard au Bénin pour

le compte de la France, du Maroc, du Gabon et de la Côte d’Ivoire

– Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires :

• Votée à l’ONU le 4 décembre 1989 juste après la mort du président des Comores Ahmed Abdallah, attribuée à

tort à Bob Denard.

– Loi Française relative à la répression de l’activité de mercenaire :

• Adoptée sans véritable débat en avril 2003 après l’abondante publicité faite autour de la présence de

mercenaires en Côte d’Ivoire.

 

• Aucune ne s’applique aux protagonistes des événements sous la pression desquels elle a été adoptée :

– A ma connaissance, la loi de 2003 n’a jamais servi de fondement à une procédure judiciaire en France.

 

• La définition qui s’impose est historique

– Elle résulte de la recherche de points communs entre tous ceux qui ont été qualifiés de mercenaires à travers les âges.

– Sous des formes très diverses, le seul point commun entre tous les mercenaires est de faire partie d’une force armée

qui n’est pas l’armée officielle de leur pays

• elle peut être plus ou moins privée (Condotta, SMP, …)

• elle peut être plus ou moins officielle (Lansquenets, Suisses, Légion étrangère, Gardes Présidentielles, …)

• elle peut être plus ou moins formelle ou informelle

• au service d’une cause, d’une idée, d’un homme

– Mais toujours, quelle que soit la forme, le mercenaire se distingue des autres soldats comme étant :

Membre d’une force armée qui n’est pas celle de l’état dont il est ressortissant

 

• « On peut nous appeler « mercenaires », « affreux », en tout cas, nous, nous sommes des hommes libres qui avons choisi le camp pour lequel nous nous battons. Beaucoup de soldats de métier ne peuvent en dire autant ! » Bob Denard, 1967.

 

• Un mercenaire choisit :

– Sa cause

– Son combat

– Son camp

– Parfois ses chefs

– C’est toujours un volontaire

– C’est un SOLDAT LIBRE

 

 

 

Petits rappels historiques

 

• Les différentes formes de mercenariat :

– Des formes « militaires » : intégration aux forces armées nationales :

• Gardes écossais des rois de France

• Suisses

• Lansquenets et Reitres

• Gardes présidentielles africaines

– Des formes « engagées » : agrégations de combattants autour d’une cause, d’un chef, d’une occasion:

• Brigades internationales de la guerre d’Espagne

• Liban

• Cause Karen

– Des formes «entrepreneuriale» : structures permanentes qui vendent leurs prestations:

• Condottiere de la renaissance

• Guerre de Trente Ans : Wallenstein, Tilly

• SMP modernes

 

 

 

Forme militaire

 

• La Garde écossaise du roi de France remonte à 1418

– Jean Stuart, avant de débarquer lui-même avec 6 000 soldats écossais en 1421 pour aider à lutter contre les Anglais,

avait envoyé quelques hommes pour assurer la garde rapprochée du dauphin Charles, futur Charles VII

– La Garde écossaise a été organisée en deux compagnies en 1445 et intégrée à l’armée nationale (française) en 1461

– Licenciée, comme toutes les autres troupes mercenaires, par la décret du 25 juin 1791– Rétablie éphémèrement par

– Louis XVIII

– Puis fondue dans la Légion étrangère dont l’ossature initiale était suisse.

 

• Les Suisses ont servi tous les pays européens, dont la France, pendant plusieurs siècles

– En 1453, Charles VII recrute 6 000 Suisses

– En 1481, Louis XI en choisit 100 pour former les « cent-gardes suisses ordinaires du roi », en complément de

– la Garde écossaise

– Parallèlement, de nombreux régiments suisses ont servi la France

– En près de 4 siècles, la Suisse a fourni à la France près d’un million de mercenaires dont 400 généraux

– Sous l’empire, puis la restauration, il restait 4 régiments, dissous en 1830 par Louis-Philippe

– En 1831, leurs membres formèrent deux régiments complets de la Légion étrangère naissante (un de langue française et

– un de langue allemande)

– Le premier chef de la Légion, le colonel Stoffel était lui-même Suisse.

 

 

 

Lansquenets et Reitres

 

• Lansquenets et Reitres

– Les Lansquenets occupent une place particulière dans notre mythologie guerrière

– Créés par l’empereur Maximilien 1er à la fin du XV° siècle

• suite aux batailles de Morat et Nancy en 1476-1477, où les piquiers suisses avaient remporté des succès notables

• il éprouvait le besoin de disposer de troupes fiables et formées

– Unité-type :

• 400 hommes dont 300 piquiers et 100 « Doppelsöldner » (doubles- mercenaires, double-solde), arquebusiers

et hallebardiers

– Précurseurs de la guerre psychologique par la terreur qu’ils cherchaient à inspirer :

• « les lansquenets ne meurent jamais, ils vont seulement en enfer pour se regrouper ! »

• un lansquenet repoussé du paradis ne pourrait entrer en enfer « car il ferait peur au Diable lui-même »

 

• Les deux grands chefs Lansquenets les plus connus

Georg von Frundsberg (1473-1528)

• Figure emblématique des Lansquenets

• Armé chevalier par Kaiser Max lui-même au soir de la bataille de Ratisbone en 1504

• Fer de lance de la campagne de 1527, avec pour but explicite de « prendre et étrangler le Pape »

• Frappé d’apoplexie à Ferrare, à l’occasion d’une contestation salariale

• N’a pas pu voir la prise de Rome, menée par son successeur

Le Connétable de Bourbon

• Pair de France, grand chambrier, connétable, duc de Bourbon

• Spolié, outragé, ruiné par François 1er

• Passé au service de Charles Quint, lieutenant-général des armées impériales en Italie

• Tué lors d’un coup d’arquebuse lors de l’assaut de Rome (revendiqué dans ses mémoires par Benvenuto Cellini)

• Lansquenets et Reitres ont été employés en France à partir de Charles VIII.

• Ils ont été de toutes les batailles jusque à la fin de la guerre de Trente ans (1648)

• Leurs descendants ont formé, notamment, les régiments allemands de Louis XIV et de Louis XV

• Jusqu’en 1762, l’armée française était majoritairement composée de régiments étrangers

• En 1791, sous l’Assemblée constituante, un bon tiers de l’armée française était encore composée d’étrangers

• Avec la levée en masse (23 février 1793), le conscrit a remplacé le mercenaire

• Depuis, toute la communication institutionnelle sur le sujet a visé à décrédibiliser le mercenaire

 

 

 

Forme engagée

 

• Guerre d’Espagne

–André Malraux (chef d’escadrille), Eric Blair dit George Orwell, Cartel Lénine du POUM

–Che Guevara : « Exporter la révolution… » jusqu’au Zaïre où il se heurta à d’autres mercenaires qui le mirent en fuite.

 

 

 

Forme entrepreneuriale

 

• Les condottieres de la renaissance italienne

– La guerre de Cent ans a laissé de nombreuses compagnies sans emploi

– Le besoin d’organisation des cités italiennes pré-renaissantes a ouvert la porte à l’emploi codifié, de ces compagnies

– La condotta était un véritable contrat, passé devant notaire, entre le capitaine d’une compagnie de mercenaires et une

– cité ou un prince

• La condotta déterminait très précisément les engagements réciproques

• Le condottiere était le chef de la compagnie• Les soldats étaient de toutes origines.

• Les compagnies étaient très organisées.

– Ce sont les ancêtres des modernes sociétés militaires privées

 

• Le plus célèbre condottiere, Bartolomeo Colleoni:

– A vécu de 1400 à 1475

– A principalement servi la République de Venise

– Il s’est notamment rendu célèbre en acheminant des bateaux par la terre, du fleuve Adige jusqu’au lac de Garde,

pour rompre le siège de Brescia

– Sa statue, devant l’actuel hôpital de Venise, a une histoire :

• Il avait légué 80 000 ducats à Venise pour soutenir la guerre contre les Turcs, à condition qu’on lui érige un

monument « en face de Saint-Marc ».

• La république avait besoin de ces fonds mais s’était toujours refusée à élever la moindre statue, même à ses

– plus grands Doges, sur la place Saint- Marc.

• Un temps embarrassés, les notables vénitiens contournèrent le problème en se « trompant » de Saint-Marc,

et l’installèrent bien « en face de Saint Marc » comme stipulé dans le legs, mais en face de « la scuola Saint-Marc »

et non pas de la Basilique. Elle y est toujours.

 

 

 

Petits rappels historiques

 

•Ces différentes formes historiques ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

– Certaines époques voient une forme supplanter temporairement une autre

– Mais elles peuvent cohabiter

– Certains protagonistes ont successivement travaillé sous différentes formes

• Bob Denard : forme « engagée » (coups d’Etat), forme « militaire » (GP des Comores)

• Nombreux anciens volontaires de Bob Denard (forme « engagée » et/ou « militaire » dans les SMP

– (forme entrepreneuriale)

• Les mutations sont liées à l’évolution du marché

• Elles touchent la forme, pas le fond

• En Europe, le mercenariat a été :

– La norme jusqu’à la révolution française

• Un tiers des armées de Louis XV était constitué de régiments étrangers, achetés ou loués « clefs en mains »

– L’exception après la révolution française

• Les 4 derniers régiments suisses ont été dissous en 1830 et leurs membres incorporés dans la Légion Étrangère

créée en 1831

• Depuis la levée en masse, le terme « mercenaire » a pris un sens négatif :

– Il fallait « vendre » le conscrit, soldat presque gratuit

– La fidélité des Suisses à la monarchie ne leur a pas été pardonnée

• Les conflits post-coloniaux ont accentué l’ hystérisation du sujet : >

– Les arguments déployés dans le cadre de ces conflits ont visé à décrédibiliser le recours aux « mercenaires »

– qui ont indûment été qualifiés « d’extrême droite »

– Ce prisme déformant a perduré dans l’imagerie d’Épinal du début du XXI° siècle

 

 

 

Mutations récentes du mercenariat

 

• Apparemment la France s’est débarrassée de son mercenariat archaïque

– Deux interventions françaises aux Comores

• Décembre 1989

• Octobre 1995

•Apparemment la France lutte contre le mercenariat

– Une loi anti-mercenaire votée en avril 2003

• Apparemment la France n’agit pas sur le marché des prestations militaires privées

– Pas de réelle SMP française

• Les apparences sont sauves

• La réalité est beaucoup plus complexe:

– Les opérations mercenaires françaises n’ont pas vraiment cessé, même si elles se sont faites plus discrètes

• 1997 : Zaïre

• 1998 – 1999 – 2000 : Congo

• 2003 : Côte d’Ivoire

– Des Français opèrent de fait sur le marché des prestations militaires privées,

• mais pas (ou très peu) au profit de structures françaises

• au sein d’entreprises étrangères• ou via des sociétés créées par eux à l’étranger

• ou via d’autres types de structures

– La loi de 2003, même si elle n’a donné lieu à aucune procédure, a empêché la France d’être officiellement présente sur

ce marché sans pour autant mettre fin au mercenariat

• Une « coïncidence » à méditer : 1989

– Opération Azalée, intervention militaire française visant à obtenir le départ des mercenaires des Comores.

– Création en Afrique du Sud de Executive Outcomes, première grande SMP moderne qui va occuper le marché pendant

10 ans jusqu’à son éviction au profit des SMP anglo-américaines.

• C’est au moment où la France se prive de ses soldats libres que se développent les premières entreprises militaires

privées.

• Depuis, le « discours autorisé » oppose l’ancien mercenariat « artisanal » au moderne mercenariat

« entrepreneurial » organisé, structuré, efficace.

• Et tout le monde considère comme normal que la France ait purgé son mauvais mercenariat pendant que les

anglo-américains développaient sans complexe leurs SMP et occupaient le marché.

• C’est l’effet visible de la stratégie d’influence mise en œuvre par les SMP anglo-américaines pour dominer le marché

des prestations militaires privées.

• L’opposition « mercenaires traditionnels » / SMP:

– Sert les intérêts des SMP anglo-américaines en neutralisant toute concurrence française.

– Mais est en total décalage avec la réalité des faits.

• Certains « officiels » français la colportent pourtant, même dans des livres bons par ailleurs :

– Exemple : Christian Choquet, en préface des Nouveaux Entrepreneurs de guerre

• « La reddition de Bob Denard et de ses « papys » putschistes après un coup d’Etat manqué aux Comores, en 1995,

donne une image à la fois pathétique et burlesque du crépuscule d’un mercenariat Beaujolais […] »

• C’est faux sur toute la ligne mais témoigne de la trop longue insuffisance de réflexion française sur le sujet.

• En vérité, différentes formes de mercenariat ont alterné et cohabité tout au long de l’histoire.

• Les mutations que nous observons ne sont que le passage d’une forme à une autre.

 

 

 

La dernière mutation, vue de l’intérieur

 

• La Garde Présidentielle des Comores

– Créée en 1979

– Équipée et financée par l’Afrique du Sud de 1979 à 1989

• Sur des budgets militaires (2/3 SADF) et diplomatiques (1/3 Foreign affairs)

• En échange d’une station d’écoute (guerre au Mozambique)

– En total accord avec la France :

• Pendant toute cette période, l’armée sud-africaine est largement équipée par la France :

– Navires, sous-marins, véhicules, avions, …

• Des cadres formés en France (y compris au GIGN)

• Du matériel et de l’armement fournis par la coopération militaire française

• Le recrutement des cadres européens de la GP s’effectue en France, au vu, au su et sous contrôle des

services français

• Le « système » Denard n’a rien d’artisanal à l’époque

– Il s’agit d’une organisation structurée, efficace, contrôlée par les services français et sud-africains

• Une antenne à Paris

• Une antenne à Prétoria

• Une unité opérationnelle à Moroni, à partir de laquelle d’autres opérations «couvertes » sont montées.

• La Garde Présidentielle des Comores

– Véritable unité militaire

– De l’ordre d’un bataillon

– Niveau opérationnel d’une unité parachutiste française

– Principale force armée officielle des Comores

– Garant de la stabilité du pays

– Au service du développement

• Ferme

• Impluvium

• Investissements touristiques

• A partir de 1988

– Signes de revirement français :

• Manipulations médiatiques (notamment Lettre de l’Océan Indien, cf Francis Soller, illustré par ses déclarations dans

« Le sultan blanc des Comores » juin 2012)

– Signes de revirement sud-africain :

• Le représentant permanent de Pretoria aux Comores (Roger Harding) agit ouvertement contre la GP.

• En 1989

– Manipulations politiques contre la GP, en accord entre Paris et Pretoria

• cf « Le sultan blanc des Comores », Michel Rocard (1er ministre) et Claude Silberzahn (DGSE) reconnaissent

explicitement être à l’origine des événements qui ont entrainé le départ de Bob Denard

– Décès du président Ahmed Abdallah

• Imputé à tort à Bob Denard qui sera finalement acquitté

– Opération Azalée en décembre

• Intervention militaire française

• Relève de la GP par l’armée française

• Exfiltration de Bob Denard en Afrique du Sud et des cadres de la GP en France

• Automne 1995– Coup d’état aux Comores

– Destitution du président Djohar

– Constitution d’un Comité Militaire de Transition chargé d’organiser des élections

– Intervention militaire française

– Djohar est « exfiltré » à la Réunion et ne sera jamais remis en place

– Il est aujourd’hui établi que Bob Denard a agi au profit des autorités françaises qui l’ont ensuite « lâché »

(cf jugement 20/06/2012),

– Ce qui illustre la théorie du « démenti plausible » :

• « Ce n’est pas nous, puisque nous sommes intervenus…

• …mais nous profitons des acquis du coup d’Etat. »

• Extrait du jugement du 20 juin 2006 qui constitue la« vérité judiciaire » sur le coup d’Etat de 1995 aux Comores :

– « […] il est donc évident que les services secrets français avaient eu connaissance du projet de coup d’Etat conçu par

Robert Denard, de ses préparatifs et de son exécution.

– Il est tout aussi manifeste qu’au moins ils n’avaient rien fait pour l’entraver et qu’ils l’avaient donc laissé arriver à son

terme.

– En conséquence, c’est que les responsables politiques l’avaient nécessairement voulu ainsi ; ce qui est à rapprocher du

fait que, comme vu ci-dessus, Mohamed Djohar, après l’opération Azalée, n’avait nullement été rétabli dans ses fonctions

présidentielles. »

 

 

 

Pour conclure

 

• Pour appréhender correctement le sujet, il faut se garder de tout jugement moral inapproprié

– Le mercenariat n’est ni bon ni mauvais

– C’est l’usage qu’on en fait qui peut être bon ou mauvais

– La prétendue lutte contre le mercenariat est le plus souvent un écran de fumée destiné à masquer d’autres enjeux

• Le mercenariat opère régulièrement des mutations

– De pure forme

– Qui n’affectent pas la permanence historique du phénomène

• La France a raté la dernière mutation et se trouve provisoirement exclue de la forme moderne du mercenariat

 


 
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