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Mister Bob fait l’audience de Canal+

Ce lundi 3 octobre, Mister Bob , écrit et réalisé par Thomas Vincent, a trouvé son public lors de sa diffusion en prime time sur Canal+.
Ce téléfilm mettait en scène Clovis Cornillac dans la peau de Bob Denard et revenait sur la guerre civile de Congo dans les années 60. Jungle, rébellion et politique étaient au programme de cette création originale, qui a rassemblé 700 000 abonnés, soit 11.8% de part de marché. Il s’agit du meilleur score pour une fiction unitaire, sous le label Création Originale, depuis Adieu de Gaulle, adieu en avril 2009, alors suivi par 12% du public.
Source: http://www.toutelatele.com

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Mister Bob, la nouvelle série fiction de Canal+

Le film est retenu par le Comité de Sélection pour participer à la compétition du 13ème Festival de la Fiction TV de La Rochelle dans la catégorie « unitaire ». Il y sera projeté pour la première fois en public sur grand écran le vendredi 9 septembre 2011 à 15h45.
Première diffusion le lundi 03 Octobre à 20h50 sur Canal +.

http://www.festival-fictiontv.com/edition-2011/competition-officielle/telefilms-unitaires/mister-bob

Et déjà en prévente…

http://video.fnac.com/a3683187/Mister-bob-Clovis-Cornillac-DVD-Zone-2?Origin=CRITEO_DVD

Il y avait aujourd’hui 07 septembre, une projection avec les journalistes télé, très bon acceuil.
Présentation sur Canal+
http://www.canalplus.fr/c-series/pid3846-c-mister-bob.htmlSource Philippe Denard

  

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Michel Rocard avoue ; Bob Denard était missionné par la DGSE.

Michel Rocard, Premier ministre de 1988 à 1991 sous la présidence de François Mitterrand, celui qui avait déclaré le 28 janvier 2000, à Washington : “au regard du droit international, l’administration de Mayotte par la France est illégale”, reconnait dans un livre de Bruno Fay, intitulé « Complocratie » que Bob Denard était missionné par la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), lors de ses coups d’Etat aux Comores. « Il était parti puis il était revenu pour monter un dernier coup d’Etat en 1989, réussi cette fois-ci » déclare-t-il.

5 jours avant son assassinat (dans la nuit du 25 au 26/11/1989), le président AHMED ABDALLAH ABDEREMANE avait envoyé une lettre au président français, F. MITTERAND l’informant qu’il avait envoyé  un mémorandum sur la question de l’île comorienne de Mayotte au secrétaire général de l’ONU, J.P De Cuelar.

Y-a-t-il un rapport entre cet assassinat commandité, selon Rocard par la DGSE et le mémorandum sur la question de l’île comorienne de Mayotte envoyé à l’ONU ?

« Michel Rocard s’interrompt soudain puis me regarde fixement en plissant les yeux.

– Vous vous souvenez de Bob Denard ? Son nom vous dit quelque chose ? me demande-t-il de but en blanc.

– Oui, bien sûr. C’est le fameux mercenaire français qui a été de tous les coups tordus en Afrique pendant près de trente ans…

Plongé dans son fauteuil, l’ancien Premier ministre tire longuement sur sa Gauloise avant de reprendre la parole.

– Quelquefois, vous inventez de beaux mensonges pour faire diversion. Quelquefois, vous êtes obligé de mentir pour couvrir des agents en opération, reprend-il en se redressant, sur le ton de Lino Ventura dans « Les Tontons flingueurs ». Bob Denard a fait à lui tout seul trois ou quatre coups d’Etat aux Comores. Il avait sévi beaucoup. Il y avait eu des combats. Il était parti puis il était revenu pour monter un dernier coup d’Etat en 1989, réussi cette fois-ci. Tout ça s’est terminé par son exfiltration lente par nos services secrets sans que personne ne voie rien, ni ne sache rien. Il y a des gens qui savent travailler…

– Voulez-vous dire qu’il était en opération commandée à ce moment-là ?

– Oui, oui. La DGSE n’est pas le genre de maison qui prend ses décisions toute seule. Nous avons la chance d’avoir des services très honorablement conduits en matière de discipline.

Bob Denard, toujours présenté comme un électron libre, se retournerait probablement dans sa tombe en entendant un Premier ministre reconnaître pour la première fois la complicité de l’Etat français dans ce complot destiné à renverser Ahmed Abdallah, président de la République fédérale islamique des Comores, qui fut assassiné ce jour-là dans son bureau. »

F. Nail

Source : http://www.rue89.com


 Mister Bob, la nouvelle série fiction de Canal+

Canal+ vient d’annoncer que sa prochaine fiction de 90 minutes, Mister Bob, est actuellement en tournage, du 15 novembre au 18 décembre 2010 en Afrique du sud.

En 1965, Bob Denard est rappelé par Moise Tschombé pour aider le gouvernement congolais à lutter contre la révolte des Simbas. Engagé dans l’ANC – Armée Nationale Congolaise – dirigée par Joseph Désiré Mobutu, il combat les rebelles et c’est lors de sa participation à la pacification du pays qu’il découvre sa future compagne. C’est à ce moment que Mobutu prend le pouvoir à la faveur d’un coup d’état. Bob Denard décide alors de le soutenir. Pris dans l’engrenage de son soutien au dictateur naissant, il se détache de plus en plus de la politique française pour suivre ses propres convictions. Piégé par les manœuvres de Mobutu, il commet l’irréparable….
Mister Bob, fiction de Thomas Vincent librement inspirée des faits réels, tente à travers un épisode de l’action du mercenaire, de confronter sa trajectoire personnelle aux enjeux politiques et économiques liés à la convoitise internationale des richesses minières congolaises. les auteurs ont eu, grâce à son fils, un accès inédit aux archives personnelles de Bob Denard.
La séries est réalisée par Thomas Vincent. Scénario de Thomas Vincent, d’ après un scénario original écrit par Michel Sibra avec Jean Guisnel et Philippe Denard. Produit par Bénédicte Lesage et Ariel Askénazi pour Mascaret Films, co-produit par Corinne Touzet pour Yes Productions et Philippe Denard, producteur associé. Avec la participation de CANAL+
Mister Bob met en vedette Clovis Cornillac, Marc Zinga, Christophe Vandevelde, Dan Hertzberg, Gina Haller, Aladin Reibel, Hubert Koundé, Olivier Rabourdin…
Mister Bob est prévue pour 2011

Source; http://www.canalplus.fr 23/11/2010

Commentairte OPN ; le film est actuellement en cours de montage, la diffusion est attendue en mai ou juin.


 Bob Denard, profession mercenaire

«Affreux », «chien de guerre», «mercenaire» : Robert Denard préfère se définir comme un «corsaire de la République», celle qu’il affirme avoir toujours servie. Robert Denard est connu sous plusieurs pseudonymes, comme Mister Bob au Yémen, Monganga au Katanga, ou Gilbert Bourgeaud au Biafra. L’un des acteurs les plus emblématiques de la Françafrique livre sa vérité face à la caméra de Thomas Risch. Une vérité faite de coups d’éclat, de coups bas, de liens troubles avec l’Elysée et surtout de beaucoup de zones d’ombre pour le barbouze …
Réalisé par : Thomas Risch

Le 3 décembre, à 1h30 du matin, la chaine de télévision 13 ème RUE, rediffuse le documentaire;  » Bob Denard , profession mercenaire. »


 RDC: à la recherche de 3 Belges disparus en 1965

L’armée belge vient de lancer, en partenariat avec son homologue congolaise, une expédition dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) pour retrouver l’épave d’un hélicoptère avec un équipage belge qui s’était écrasé en 1965.

Une avant-garde d’une vingtaine de militaires, s’est envolée mardi de Bruxelles pour rejoindre, via Kinshasa, Kisangani, le chef-lieu de la province Orientale. Ils seront rejoints par un second groupe le 21 novembre, a indiqué une porte-parole militaire.

Baptisée « Buta 65″, cette opération vise à retrouver en pleine forêt équatoriale l’épave d’un hélicoptère – et si possible des restes des trois membres d’équipage belges – disparus depuis plus de 45 ans dans le nord-est du Congo fraîchement indépendant, ainsi que des « preuves matérielles » permettant l’identification de l’appareil et des trois hommes.

Cet hélicoptère, un Vertol H-21 de la jeune armée congolaise, était piloté par deux adjudants – Robert Jacobs et Frans Allaeys – qui a donné son nom à la base aérienne de Coxyde – avec un mécanicien de bord, le capitaine Raymond Bardon. Immatriculé FG-378, il a disparu mystérieusement le 27 juin 1965 pendant les troubles qui agitaient alors la région de Stanleyville (aujourd’hui Kisangani, la troisième plus grande ville de la RDC), lors d’un vol vers Buta, plus au nord.

L’opération de recherche rassemblera une trentaine de militaires belges, des membres des Forces armées de la RDC (FARDC) ainsi que des porteurs, a précisé la porte-parole.

L’armée belge y engagera quelque 35 militaires, dont seule une partie – une douzaine d’hommes, essentiellement fournis par le 2ème bataillon commando de Flawinne, sous les ordres du major Thierry Landas – s’enfoncera dans la jungle au départ d’un point appelé kilomètre 19 et situé près de Banalia.

L’ensemble de l’opération doit être terminé le 19 décembre, selon la planification de l’état-major.

 

Source; http://www.rtbf.be  12/11/2010

Epilogue

Base aérienne  à Coxyde (Belgique) le mercredi 26 Janvier 2011
Débriefing de la mission Buta 65  en présence du ministres de la défense belge Peter DECREM , d’Officiers de la force aérienne et des familles des disparus . Présentation des différents groupes ayant participé aux recherches : les pilotes de la FATAC et un peloton de Commandos Belges ayant trouvé l’épave du H 21 matricule Fg-378  ainsi que 4 membres du 1 er Choc se trouvant à Buta à l’époque : Marc ROBYN, Gilbert HENRIVAUX, Eddy DINANT et Georges SPEECKAERT.

Après la projection d’un petit film sur la dernière recherche de l’épave par les Commandos .Il ne restait que quelques débris avec certains morceaux fondus par la chaleur du surement à l’explosion. Il y a eu un dépôt de fleurs sur la stèle des disparus.

Par la suite ,les familles des disparus ont pu s’entretenir avec les différents groupes ayant participé aux opérations. Ils ont pu aussi connaître et avoir des précisions sur ce qui se passait à l’époque au Congo grâce à Eddy et Gilbert qui ont joué les « publics relation »

Commentaire du Bureau OPN :

Vers la fin de l’année 64, les américains avaient donné 6 hélicoptères H21, certains en piteux état. Il n’en est rapidement resté que 2 en état de marche, dont celui que l’on voit sur la photo 20 (album photos Congo 65-67 ) immatriculé FG-673, et celui dont on va rechercher l’épave et que l’on peut voir sur les photos 45 et 46 (album photos Congo 65-67 ) immatriculé FG-378 . Ces hélicos et leurs équipages, ont fait un énorme travail au profit des Volontares engagés au Congo. Souvent ils sont allés chercher nos morts et nos blessés dans des conditions très difficiles; pas d’espaces assez grands pour l’atterrissage, sous le feu des rebelles, et parfois en surcharge, à la limite du décollage.  La zone de recherche est assez grande entre Kisangani et Buta, elle fait environ 100 sur 150 km, dans une brousse épaisse. Les Paras Belges ont du travail , surtout après toutes ces années.
Nous tenons à témoigner notre plus profond respect à ces hommes, qui eux aussi, ont donné leur vie.


Clovis Cornillac dans la peau d’un mercenaire emblématique !

Clovis Cornillac replonge dans une situation périlleuse après avoir vécu un tournage difficile pour 600 kilos d’or pur ! Le comédien français va jouer les mercenaires dans un téléfilm pour Canal+ : Mister Bob. A cette occasion, il retrouve le réalisateur qui l’a révélé dans Karnaval (2000) et l’a dirigé de nouveau dans Le Nouveau protocole (2007).

Dans Mister Bob, Clovis Cornillac incarnera le célèbre mercenaire français Robert Denard qui se définit comme un « corsaire de la République ». Possédant plusieurs pseudonymes comme Mister Bob au Yémen, Monganga au Katanga, ou Gilbert Bourgeaud au Biafra, il a été un acteur marquant des réseaux d’influence français en Afrique, et est décédé en 2007. Son parcours va donc être mis à nu dans ce téléfilm qui s’attache notamment à son parcours dans l’ex-Congo belge (désormais baptisé République démocratique du Congo) au début des années 60.

Au côté de Clovis, on retrouvera Gilles Cohen (Pauline et François, Sans queue ni tête) et cette oeuvre est coproduite par Mascaret Films et YEs Productions, société de la « Femme d’honneur » Corinne Touzet, précise Allocine.fr. L’écriture a quant à elle été confiée à Michel Sibra, Jean Guisnel, consultant sur Secret Défense, et Philippe Denard, le propre fils de Mister Bob. Le tournage démarre lundi 8 novembre et durera jusqu’au 11 décembre au Mozambique et en Afrique du Sud.

Source : http://www.purepeople.com/article/clovis-cornillac-dans-la-peau-d-un-mercenaire-emblematique_a67311/1


SOCIÉTÉS MILITAIRES PRIVÉES

La France pourrait autoriser le mercenariat, interdit depuis 2003

Sans le dire vraiment, mais sans le cacher tout à fait, le gouvernement se prépare à réintroduire le mercenariat dans le droit français. Interdite depuis 2003, l’attribution à des entreprises privées employant des hommes en armes de missions « régaliennes », donc réservées en principe à l’État et à ses armées, est un sujet brûlant. Si l’Élysée n’y est pas opposé sur le fond, les armées sont plus nuancées, mais des voix s’élèvent en leur sein pour favoriser cette évolution, qui assurerait des emplois fort rémunérateurs à des centaines, voire des milliers de militaires en fin de carrière. Un colloque interdit aux journalistes se tiendra le 30 septembre à Paris pour que des dizaines de professionnels invités puissent parler entre eux de cette question, hors de tout regard extérieur.
Depuis des mois, sinon des années, la question des sociétés militaires privées (SMP) se pose en France. Nous avons souvent rendu compte dans les colonnes du Point de travaux menés par des partisans de l’évolution vers une privatisation partielle des forces armées, comparable à ce qu’elle est déjà aux États-Unis ou au Royaume-Uni. Un groupe parallèle à la commission du Livre blanc de 2008, la black team, avait notamment travaillé sur le sujet. Le débat fait rage dans les milieux professionnels concernés. En 2007, quatre officiers stagiaires du Centre des hautes études militaires écrivaient déjà que « laisser ce créneau [des SMP] purement et simplement à d’autres pays serait un non-sens économique, les entreprises françaises n’ayant d’autre solution que de contracter avec des sociétés étrangères, ou d’être absentes du marché ».

Un colloque qui a la bénédiction de l’Élysée

D’anciens militaires ont pris la tête d’une forme de mouvement, discret mais bien introduit au sommet de l’État, qui réclame avec insistance une légalisation de cette pratique en France. Le général Pierre de Saqui de Sannes, conseiller de la direction de l’armateur CMA-CGM, préconisait en décembre dernier que les navires naviguant dans les zones à risque puissent embarquer des gardes civils armés qui seraient fournis par « des sociétés de sécurité privées, labellisées par les autorités françaises, dont les compétences seraient vérifiées chaque année ». Cette prise de position avait suscité une réaction extrêmement vive d’Anne-Sophie Avé, déléguée générale de la fédération professionnelle Armateurs de France, qui avait affirmé à cette occasion l’opposition des « armateurs français, de la Fédération européenne des armateurs et des fédérations internationales. Elles sont unanimes, avec les marins et les différents gouvernements, pour refuser de recourir aux services de mercenaires à bord de nos navires ».

Les tenants de l’autorisation en France des sociétés militaires privées se heurtent à un obstacle de taille : la législation en vigueur, et notamment la loi du 14 avril 2003 relative à la répression de l’activité de mercenaire. Ils souhaitent donc la changer. Selon nombre d’entre eux, que nous avons interrogés, aucune marque d’opposition à cette perspective n’a été ressentie ni à l’état-major des armées, ni à l’Élysée. C’est d’ailleurs avec la bénédiction de la présidence de la République que, dans le plus grand secret, un groupe de travail se réunit chaque semaine au SGDSN depuis plusieurs mois pour étudier cette question, toujours taboue. C’est donc afin d’en discuter dans un cercle plus large que le SGDSN a soutenu la mise sur pied de ce colloque le 30 septembre. Il sera « fermé », c’est-à-dire interdit à la presse, cette disposition saugrenue ayant été « imposée par les commanditaires », nous a indiqué son organisateur, la Fondation pour la recherche stratégique. Ce qui n’est pas tout à fait exact, puisqu’un journaliste de Ouest-France, Philippe Chapleau, est annoncé parmi les orateurs.

Mais sur cette question importante, les participants se retrouveront pour l’essentiel entre professionnels pour entendre un panel de praticiens ne comptant ni parlementaire, ni syndicaliste, ni politologue, ni surtout aucun homme ou femme politique de la majorité ou de l’opposition. Signe indiscutable que le sujet n’est pas mûr pour être discuté par l’opinion publique, la représentation nationale est clairement tenue à l’écart. Avant d’être mise devant le fait accompli ? Ça promet !

D’aucuns dénoncent des « marchands de peur »

Le titre même du colloque, « La France et les entreprises militaires et de sécurité privées », associe deux types de sociétés qui ont peu à voir entre elles. Les sociétés militaires privées (SMP), prises dans le sens anglo-saxon du terme, se voient attribuer contre rétribution des fonctions appartenant au strict domaine étatique dont le droit d’ouvrir le feu, voire de conduire des opérations militaires en territoire étranger. Elles sont grassement payées, recrutent des personnels militaires retraités ou en disponibilité, et sont massivement utilisées par le Pentagone en Irak, en Afghanistan ou dans la lutte contre le narcotrafic en Amérique du Sud. Les sociétés de sécurité assurent pour leur part – le plus souvent sans arme – la sécurité des personnels des entreprises expatriés. Elles sont légales en France et souhaitent pour certaines se reconvertir vers le statut de SMP. Nous avons récemment évoqué dans ces pages le rôle d’une entreprise de ce type, Épée, dans la protection des installations d’Areva, au Niger.

L’évolution qui se dessine déclenche un débat très vif, qui était jusqu’à présent resté feutré. L’un des intervenants annoncé au colloque, Bruno Delamotte, qui définit sa société Risk & Co comme fournisseur de « conseils en sûreté », et n’emploie donc pas de personnel armé, a décidé de porter le fer dans Le Monde contre les tenants des SMP qu’il qualifie de « marchands de peur » : « Ils tentent d’impressionner par un discours guerrier qui ne fait que confirmer, s’il en était encore besoin, à quel point ils peinent à s’extraire de l’institution militaire et à comprendre les attentes des entreprises. Ces donneurs de leçons passent sans doute sous silence les quelques libertés prises avec l’éthique, la neutralité de la fonction publique ou, tout simplement, l’efficacité. »

Voici le programme du colloque dont le discours d’ouverture sera prononcé par Francis Delon, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, et qui sera clos par Camille Grand. Au chapitre des intervenants, que du beau monde.

- Table ronde n° 1 : L’État et les entreprises militaires et de sécurité privées (EMSP)

Modérateur : général de division Michel Klein, auteur de l’étude : « Sociétés militaires privées : des fonctions opérationnelles peuvent-elles être ‘externalisées’ sur un théâtre d’opération ? »
Intervenants :
- Jean-Jacques Roche, de l’ISAD (Institut supérieur de l’Armement et de la Défense) : « La fin de l’exception française ? »
- Deux intervenants du ministère de la Défense : « Les EMSP : une ressource stratégique et opérationnelle pour l’État et les organisations internationales ?
- Général Jean Heinrich (président du directoire du groupe Geos) et Alexandre Hollander (Amarante International) : « Les EMSP françaises peuvent-elles répondre aux besoins de l’État ? »

- Table ronde n° 2 : Les EMSP et les opérateurs privés

- Modérateur : Camille Grand
Intervenants :
- Pierre Novaro (direction de la sécurité du groupe Total), Pierre de Saqui de Sannes (groupe CMA-CGM) et Pascal Daudin (unité de la sureté et de la sécurité de Care International) : « Les opérateurs économiques et les EMSP : un besoin croissant ? Les ONG et les EMSP : menace ou solution ? »
- Bruno Delamotte (président de Risk & Co), Richard Terzan (président de Anticip SAS), Xavier Genin (division de la sûreté et de la sécurité en mer de V. Navy): « Les EMSP françaises et les opérateurs économiques : une offre inadaptée ? »

- Table ronde n° 3 : Régulation et contrôle des EMSP

- Modérateur : Yves Boyer
Intervenants :
- Francis Perrin (vice-président d’Amnesty International France), Matthieu Clouvel (directeur des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères et européennes) : « Quelle régulation internationale : hard law ou soft law ? »
- Florence Parodi : « Quelle régulation internationale : adapter ou innover ? »
- Préfet Jean-Louis Blanchou (sous réserve): « Quel contrôle national : vers un dispositif global ? »

- Table ronde n° 4 : Aspects économiques – Gilles Sacaze (président de Gallice Security), Philippe Chapleau : « Comment faire émerger une offre française concurrentielle ? »
- Stéphane Penet (Fédération française des sociétés d’assurance) : « Les sociétés d’assurance : vecteur ou frein au développement des EMSP ? »
- Direction des affaires financières du ministère de la Défense : « Externalisation de la sécurité : quelle rationalité économique pour l’État français ?’

par Jean Guisnel
Source;
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/la-france-pourrait-autoriser-le-mercenariat-interdit-depuis-2003-29-09-2010-1242959_53.php
Publié le 29/09/2010


 LÉGION ÉTRANGÈRE – Cérémonies de Camerone

Le grand retour du commandant Roger Faulques, mercenaire du Katanga.

Par Jean Guisnel
Source; http://www.lepoint.fr

Deux événements liés à la commémoration des combats de Camerone, au Mexique, le 30 avril 1863, auront lieu aujourd’hui vendredi. Tout d’abord, et pour la première fois, un ministre de la Défense français est présent sur place : Hervé Morin présidera dans la journée une cérémonie militaire à laquelle participeront un détachement du 2e régiment étranger d’infanterie et la musique du 43e régiment d’infanterie.

L’autre événement se produira à Aubagne, où la traditionnelle cérémonie ne varie d’une année sur l’autre que par l’identité de l’ancien légionnaire portant – honneur suprême – la main-prothèse du capitaine Jean Danjou, qui commandait les troupes à Camerone, avant de mourir au feu. Cette année, cette charge a été confiée au chef d’escadron Roger Faulques . Cette légende vivante de la Légion avait rejoint le maquis FFI en 1944. Il est intégré au 1er bataillon du 3e régiment étranger d’infanterie en janvier 1946 et affecté en Indochine, selon sa biographie militaire diffusée par la Légion étrangère. Combattant hors pair qualifié de « splendide entraîneur d’hommes », il n’a que 23 ans lors des combats de Phu Tong Hoa qui lui valent d’être fait chevalier de la Légion d’honneur. Il est déjà titulaire de cinq citations. Lors des combats de la RC4 en octobre 1950, il est grièvement blessé et fait prisonnier par le Viêt Minh, qui le rend mourant aux troupes françaises. Rapatrié, il retourne en Indochine en 1953. Au début de la guerre d’Algérie, ardent partisan des théories sur la guerre révolutionnaire défendues par Roger Trinquier, chef du GCMA (Groupement des commandos mixtes aéroportés) en Indochine, il prend un commandement de compagnie au 1er bataillon étranger de parachutistes, qui devient, peu de temps après, le 1er régiment étranger parachutiste (dissous après le putsch d’avril 1961). Durant la bataille d’Alger, en 1957, le capitaine Roger Faulques est l’officier de renseignement du REP que commande le colonel Jeanpierre. Par des moyens qui ne sont pas ceux de la guerre en dentelle, Roger Faulques cause de gros dommages au FLN.

Chef de bataillon le 1er octobre 1959, il est commandant en second du 2e régiment étranger de parachutistes à partir de l’été 1960. Les heures les plus noires de la guerre d’Algérie ne sont plus très loin.

Soldats aguerris et très prisés

Roger Faulques est prêt à être englouti dans la tourmente algérienne, quand, en décembre 1960, Moïse Tshombé lance la rébellion de la très riche province du Katanga, au Congo ex-belge. Dans un contexte de guerre froide qui la voit craindre l’influence grandissante de l’URSS et des États-Unis en Afrique de l’Ouest, la France du général de Gaulle soutient discrètement la rébellion katangaise, par l’intermédiaire de Jacques Foccart. Les forces katangaises se limitent à 2.000 gendarmes hérités de l’ancienne « force publique » belge. Ils sont encadrés par une douzaine de sous-officiers katangais issus de la force publique. Rapidement, la rumeur se répand que le Katanga recrute des mercenaires pour encadrer les troupes de Moïse Tshombé. Les Français qui sortent des guerres de la décolonisation (Indochine, Algérie) sont aguerris et très prisés. Recruté par Tshombé pour engager des mercenaires européens, Trinquier explique ( Le Temps perdu, Albin Michel, 1978) : « Certains étaient laissés dans une inactivité dangereuse. Leur donner un nouveau champ d’action où ils pourraient à la fois servir la France et l’Occident m’apparaissait à cette époque comme une occasion providentielle qu’un gouvernement lucide avait tout intérêt à favoriser. »

Avec l’appui du ministre des Armées Pierre Messmer, le commandant Roger Faulques et le capitaine Yves de La Bourdonnaye sont mis en disponibilité et recrutés par le Katanga. Mais ce sont des militaires belges qui ont la haute main sur les mercenaires français, que les journaux appelleront vite « les affreux ». Les Belges exigent de Moïse Tshombé que les Français soient soumis à leur autorité. Trinquier refuse, mais pas Roger Faulques . Il reste au Katanga et remplace Trinquier, qui rentre en France avec les colonels Yves Godard et Joseph Broizat, ce qui permettra à ces derniers de participer au putsch d’Alger.

Au Katanga, les hommes de Roger Faulques sont le lieutenant Répagnol, le lieutenant Tony de Saint-Paul , les capitaines Lasimone, de Clary , Tupet-Thomé (le père d’un de nos camarades !!). L’école des paras -commandos de Kolwezi – est dirigée par un Français ancien du 11e Choc, le lieutenant Badaire. Le commandant Roger Faulques est l’officier de Trinquier, écrit encore ce dernier, « qui a le plus de valeur intellectuelle et morale ». Plus tard, jeune soldat de fortune encore inexpérimenté, Bob Denard le rejoindra. Mais c’est une autre histoire…

Homme aux mille vies

En décembre 1961, les troupes de l’ONU lancent l’offensive contre le Katanga. Le plan de défense a été conçu par Roger Faulques . L’aviation de l’ONU attaque les mercenaires, également pilonnés au mortier. Ils résistent brillamment. Les casques bleus suédois entrent dans Élisabethville, suivis par la brigade indienne du général Raja. Le camp Massart, où se trouvent les forces katangaises, est attaqué par l’ONU. Les hommes de Roger Faulques , bien renseignés par la population blanche et noire, se battent comme des lions, et ripostent avec efficacité. Le 21 décembre, le cessez-le-feu est signé à Kitona. Roger Faulques quitte le Katanga en disant que plus jamais il n’acceptera d’être commandé par un Africain. Il lance au chef d’état-major katangais Muké qu’il ne « voudrai[t] même pas de lui comme ordonnance ».

En 1963, Tony de Saint-Paul est contacté pour envoyer des mercenaires au Yémen, avec les finances des services secrets britanniques. Il contacte Roger Faulques , finalement écarté au profit de Bob Denard , qui en dit (dans sa biographie Le Roi de Fortune ) : «  Roger Faulques , c’est un peu notre patron à tous. Il est triste que nous ne l’ayons pas avec nous, mais peut-on prendre le risque de faire capoter l’affaire ? » Roger Faulques sera en charge de la base arrière de l’opération yéménite, à Paris. On le retrouvera quelques années plus tard au Biafra, pour lequel il recrute des mercenaires, toujours en compagnie de Bob Denard , avant d’être, là encore, mis sur la touche, cette fois au profit de Rolf Steiner. Roger Faulques , qui n’aime rien tant que la discrétion, se retirera ensuite sur ses terres, pour n’en sortir qu’une fois par an, pour la cérémonie de Camerone. Il n’a jamais cessé d’être considéré par les légionnaires comme l’un de leurs plus grands soldats. Mais, cette fois, c’est différent : en portant publiquement la main du capitaine Danjou, qui scelle son grand retour dans la communauté militaire française en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Elrick Irastorza, et du secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Hubert Falco, quelles pensées vont traverser l’esprit de cet homme aux mille vies ?


Le Colonel Denard, premier du top 5 mondial des mercenaires blancs en Afrique …

How does Simon Mann stack up among Africa’s white mercenaries ?

Simon Mann, a British mercenary sentenced for a coup plot against Equatorial Guinea, was pardoned on Tuesday. How does he compare with Africa’s other ‘Dogs of War?’

Simon Mann, the Eton- and Sandhurst-educated adventurer whose interventions helped bring down two governments and who was plotting to bring down a third when he was arrested with a load of weapons and mercenaries in Zimbabwe five years ago, appeared to use up his eighth life on Tuesday when he was released from his jail cell in Equatorial Guinea.

The former Special Air Service (SAS) commando and one-time member of the infamous private military contractors Executive Outcomes and Sandline International, was pardoned by Equatorial Guinea’s President Obiang Nguema Mbasogo, the man he was plotting to depose when he was caught with 64 confederates and a planeload of $100,000 worth of weapons on the tarmac in Harare.

At the time, Mr. Mann said they were headed to the Democratic Republic of the Congo to guard a diamond mine. But after serving almost four years in a Zimbabwe prison and then being extradited to Equatorial Guinea, where he was serving a 34-year prison sentence, he came clean. He told Jonathan Miller of the UK’s Channel 4 last year that I “was the manager… not the main man” in a plot to wrest control of the tiny, oil-rich and deeply corrupt nation.

(For more on how Equatorial Guinea’s oil curse is playing out, read the Monitor’s in-depth report on how the country tests President Obama’s vow to hold Africa’s leaders accountable for good governance.)

Mann alleged the “main men” were the country’s former colonial power, Spain and South Africa. He also expressed chagrin at his capture in a fashion that would have made Rudyard Kipling proud: “You go tiger shooting but you don’t expect the tiger to win.”

The full details of the plot are still unknown. South African prosecutors dropped their own case against Mann and his co-conspirators a few years ago after Sir Mark Thatcher, the arms dealing son of former British Prime Minister Margaret Thatcher, pleaded guilty to “unwittingly” helping to fund the plot.

Mann’s post-military career has been frequently controversial. Sandline International’s $30 million contract to put down a rebellion on the island of Bougainville, home to a copper mine in Papua New Guinea, led to a scandal there that pushed Prime Minister Julius Chan from office. Executive Outcomes fought on the side of the government during Sierra Leone’s bloody civil war in the early 1990s.

Mann, the son and grandson of England cricket captains, now returns home to enjoy what’s left of his fortune with the dubious distinction of being the last white man to try to take over an African country. It’s hard to see anyone taking that distinction away from him, since there aren’t many of the so-called “Dogs of War” left. But he belongs to a rich tradition of European adventurers who sought to increase their fortunes at the barrel of a rifle in Africa after the colonial era drew to a close.

On our list, he comes in fifth among the recent white mercenaries in Africa.

Here are our top four in descending order:

1. ‘Colonel’ Bob Denard. Mr. Denard fought his way across Africa from north to south for 40 years (with a brief tour along the way in French Indochina). His first conviction was while serving as a colonial policeman for France in Morocco in 1954, when he was convicted of participating in a plot to assassinate French Prime Minister Pierre Mendes-France, who was then negotiating a withdrawal from France’s North African possessions. After fighting on various sides of Congo’s conflicts in the 1960s, he made his first big splash in 1975 by successfully aiding a coup in the Comoros, the tiny island nation off the east coast of Africa. It was the first of four coups Denard helped lead in the Comoros, an entanglement that took up the rest of his life and ultimately led to his downfall. The self-described “pirate of the republic” always hinted that he was working for the glory of France, an impression bolstered by his lenient treatment by the French justice system. He was sentenced, but never served jail time, by a French court for his participation in a failed coup in Benin in 1977.

His 1975 coup replaced Comoran President Ahmed Abdullah, who had declared independence from France, with Ali Soilih. But when Mr. Soilih turned toward leftist politics, Denard returned to the islands in 1978 with a few dozen hardened mercenaries and helped install Mr. Abdullah to power again (Mr. Soilih was killed in mysterious circumstances during the coup). Denard served as the head of Abdullah’s presidential guard for the next decade, and grew wealthy thanks to military contracts in nearby Mozambique and thanks to the Comoros’ then-favored position as a way-station for getting around sanctions against South Africa’s apartheid regime. A coup against Abdullah ended this idyll, with Abdullah killed and Denard escaping to South Africa with only a minor gunshot wound thanks to the aid of French commandos. But he could not stay away. In September 1995, Denard , then 65, led a small group of hired guns on zodiacs back to the Comoros in an attempt to oust the government that had replaced Abdullah. France took matters into its own hands this time, putting down Denard’s final coup attempt and taking him home to face trial. Denard again received a suspended sentence and passed away in France in 2007.

2. “Mad” Mike Hoare. Mr. Hoare, born to Irish parents but often described as a South African, was the prototype for the white mercenaries who took part in Africa’s bloody post-colonial struggles in the 1960s and 70s. He fought on the side of the government in the Congo against rebels in mineral rich Katanga province in 1961 (and against Denard’s ) with a few hundred salty mercenaries, mostly white South Africans and Rhodesians. He also led the charge in 1964 to break a rebel siege of Stanleyville, an effort that saved over 1,000 European businessmen and mercenaries trapped in the city. These and other exploits made him a legend in his circles, and he was the model for Sir Richard Burton’s lead role in 1978’s “The Wild Geese,” a movie about mercenaries in Africa that Hoare acted as a consultant for. His book “Congo Mercenary” is considered the best inside account of the mercenary period.

But a fall from grace was coming. In 1981, Hoare and a group of 40 mercenaries departed from South Africa for the Seychelles, claiming they were a traveling Rugby football club planning to have a good time on the islands and to distribute toys to underprivileged children. But their suitcases had false bottoms for weapons. When a customs inspector stumbled across a weapon, a fire fight broke out at the airport. The mercenaries fought their way out of the airport, commandeered an Air India plane, and forced it to take them home to Durban. South Africa originally let them off the hook, but after the US and others complained, Hoare and his co-conspirators were tried and he was sentenced to 10 years in prison.

3. Jean “Black Jack” Schramme. The son of Belgian planters in the Congo, he became embroiled in post-colonial intrigue after the country’s independence in 1960, and he and his band of mercenaries, known as the “White Giants,” fought in the Congo for much of the 1960s. He first fought for the separatist Moise Tshombe in Katanga in the early 1960s, but switched over to the government side when the pro-Belgian Tshombe became Prime Minister in a coalition government in 1964. After Mobutu Sese Seko (then known as Joseph Désiré Mobutu) seized power in a 1965 coup, Schramme resumed fighting the central government from Katanga. He and his men (which included many Katangans), collectively known as the Leopard Battalion, took control and held the border town of Bukavu for two months in 1967 and nearly took over the town of Stanleyville (now called Kisangani), though this effort failed when Bob Denard , also in town at the time, elected not to aid him. Schramme, who was infamous for using overwhelming force on his enemies and any civilians that happened to be near them, was eventually dislodged from Bukavu by a force of 15,000 soldiers loyal to Mobutu and slunk across the border into Rwanda. He returned to Belgium in 1968 and is believed to have died in Brazil in 1988.

4. Lt. Col. Tim Spicer. Former Lieutenant Colonel Spicer is the outlier in this group, a man with a past in murky wars of Africa but who has since very successfully gone legit. Like Mann, who he worked with from time to time, he was a graduate of Sandhurst and served in the Scots Guard. He founded and ran Sandline International and was deeply involved in the company’s war against the Bougainville rebels in Papua New Guinea. In 1998, Sandline was also investigated for breaking a UN arms embargo in Sierra Leone in favor of the country’s deposed leader, the pro-British Ahmed Kabbah. Spicer said at the time that his actions were authorized by the British government and he suffered no sanctions from the affair. Sandline was eventually dissolved and Spicer founded a new company, Aegis Defense Services, which to date has won more than $3oo million worth of security contracts in Iraq, Afghanistan, and elsewhere.

Spicer has been leading the charge in calling for private military contractors to be professionalized, and has worked on drafting


Bob Denard
French mercenary whose exploits became the stuff of novel and film.

In a career as a mercenary soldier which was apparently the inspiration for such celebrated fictions as Frederick Forsyth’s novel The Dogs of War, and the film The Wild Geese, Bob Denard inhabited a world in which it was frequently difficult to ascertain the boundary between myth and fact. In the 1960s and 1970s he was involved in countless rebellions and coups d’état, largely in francophone Africa, taking advantage, as he always claimed, of the French Government’s (always denied) covert support for him in its desire to retain some sort of grip on its former colonies on the continent.

Denard liked to think of himself as a kind of French Sir Francis Drake, styling himself “the pirate of the Republic”, and glorying in the reputation of his troops as les affreux. He always ascribed the victories that his band of white mercenaries scored over the numerically vastly superior troops of various African tyrannies or rebel groups, to his skill in training and his consummate grasp of tactics.

But the fact was that most of his opponents were illiterate tribesmen, who were scarcely able to understand how to operate their weapons, and whose gut reaction, once the expectation of plunder had evaporated, was simply to get back to their homes.

Denard also portrayed himself as the Che Guevara of anti-communism, battling on behalf of the capitalist West, and he fought Marxist guerrillas in Angola, supported the white supremacist regime in Rhodesia, fought for royalists in Yemen and intervened in coups in Congo and in Benin. But much of the latter part of his career was spent in repeated invasions and interventions in the affairs of the former French colonial possession the Comoros, an Indian archipelago which has been chronically unstable since its independence in 1975.

In an association with the islands that began that year with a sponsored invasion, Denard virtually ruled the Comoros for 11 years from 1978, as head of the presidential guard of the ruler, Ahmed Abdallah. He claimed he was a client of the French Government — a claim denied. In any event, the French ultimately tired of his interference in the Comoros and after a coup staged by him in 1995 he was brought back to France to stand trial for various crimes.

Denard was born Gilbert Bourgeaud in the Bordeaux region of France in 1929. His career under arms began in the Marines in French Indo-China, after which he next surfaced as a policeman in French colonial Tunisia.

His mercenary career began in 1960 in the Congolese province of Katanga which had seceded from the newly independent Congo. Over the next two years he fought against the armies of the central Government and UN forces sent to try to stabilise the situation. The reputation he gained in his brushes with these enabled him to style himself “Colonel Robert Denard”, a rank he retained after the 1963 collapse of the secession.

Thereafter, among many other mercenary operations, he appeared in North Yemen where he supported royalist tribesmen against a government supported by President Nasser of Egypt; he returned to the Congo, this time to support the central Government against Chinese and Cuban-backed communist rebels, famously helping to rescue white civilians surrounded by rebels in Stanleyville. He worked for ten years, 1968-78, for the Government of Gabon. During this time he was involved in an incursion into Guinea and a failed coup in Benin, besides some operations against nationalist guerrillas in Rhodesia.

But his involvement with the Comoros was to be his nemesis. In August 1975 he overthrew the country’s first president, Ahmed Abdallah, allegedly at the instigation of the French Government, who thought Abdallah had become too extreme.

Abdallah’s successor, Ali Soilih, was mentally unstable, and the islanders suffered severe privations under his whimsically tyrannical rule. Told by a witchdoctor that he would be overthrown by a white man with a dog, he had all the archipelago’s dogs destroyed. Within three years Denard was back, this time sponsored by a group of worried businessmen. With only 43 men under his command he went ashore in May 1978 and stormed the presidential palace where, in his colourful account, a hashish-dazed Soilih was stabbed to death as he watched a pornographic movie with three naked women.

A surprised Abdallah was now reinstated as President, ruling for the next decade with Denard’s support as head of the presidential guard. Denard made himself very much at home in the Comoros and married a local girl as his sixth wife. In 1989 Abdallah was assassinated, a crime in which Denard was later implicated. He escaped to South Africa from where he made his way back to France.

In 1995 he was back in the Comoros again, this time to topple the regime of President Said Djohar. In this he was successful, but the French sent a force to topple him in his turn, and he was taken to Paris and jailed awaiting trial. In 1999 he was tried but acquitted of Abdallah’s murder. He was also tried for leading the coup. In June 2006 he was convicted of belonging to a gang that conspired to commit crime. By this time he was suffering from Alzheimer’s, and was given a five-year suspended sentence.

He spent the remainder of his life in France, and died in Paris.

Denard was married seven times and had eight children.

Bob Denard, mercenary soldier, was born on April 7, 1929. He died on October 13, 2007, aged 78.

Source; http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/obituaries/article2665787.ece From The Times October 16, 2007

 
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