OPS Congo - Journal du 1 er Choc


 

Le Journal de Marche du 1er Choc a été édité, en vente sur la boutique de notre site.

 


 

Journal du 1 er Choc

« Commentaires autour du Journal de Marche du 1er Choc »

 

Liminaire

 

Malgré un grand nombre d’articles et de livres, de nombreux anciens du 1er Choc n’ont pas vraiment retrouvé ce qu’ils avaient vécu au Congo. Certains ont écrit n’importe quoi sur ce sujet.

Dans un souci d’honnêteté intellectuelle, à partir de leurs souvenirs, de quelques photos et de documents retrouvés dans les malles du « Vieux », ils ont essayé de comprendre ce qu’ils avaient fait, en espérant être le plus près possible de la vérité.

Ils ont écrit « Commentaires autour du Journal de Marche du 1er Choc ».

Ce n’est pas pour dire qu’ils étaient les plus beaux et les plus courageux, mais simplement pour témoigner. Tout lecteur de ce document, qui aurait des informations complémentaires ou des mises au point à faire sera le bienvenu. Pour cela qu’il contacte le bureau d’OPN.

Cela permettra de fournir aux historiens un document solide et crédible qui leur permettra de faire leur travail en connaissance de cause.

 

Remerciements

 

Avant d’essayer de raconter notre propre aventure, nous tenons à rendre hommage aux aviateurs de la FAC -Force Aérienne Congolaise- (avec des pilotes mercenaires et parfois congolais), de la FATAC -Force Aérienne TActique Congolaise- (en fait, des pilotes de l’assistance Belge) et à ceux de la WIGMO -Western International Ground Maintenance Operation- (une officine de la CIA).

Tous, pilotes d’avions d’appui au sol T6, T 28, B 26, d’hélicoptères Vertol H21 B (bananes volantes) et Bell 47, d’avions de transport Dc 3 et C 46, ils nous ont éclairé sur ce qui se passait devant nos colonnes, soutenu dans nos combats, transporté, ravitaillé, évacué.

Ils l’ont fait avec une simplicité courageuse. Ils se sont posés et ont décollé de terrains « de campagne » courts et dont l’approche était parfois difficile. Malgré des conditions météos aléatoires, ils n’hésitaient pas à se glisser entre les nuages et naviguaient à vue.

Les hélicos sont venus chercher nos blessés et nos morts sans rechigner, en pleine zone de combat. Nous savons tous qu’ils pilotaient des « bananes » qui étaient des cercueils volants, achetés d’occasion en Alaska, et dont la voilure tournante n’était pas compatible avec le climat équatorial ! Eux aussi ont payé le prix du sang. Sans eux, nous n’aurions jamais pu réaliser ce que nous avons fait.

 

Introduction

 

La période vécue par Bob Denard dans l’ex Congo Belge a été une des plus intense de sa carrière.

Arrivé le 22 février 1965 à Léopoldville, comme capitaine d’une petite troupe d’une quinzaine d’hommes dont il n’avait pas toujours maîtrisé le recrutement, Denard a terminé comme Lieutenant-Colonel dirigeant l’ensemble des mercenaires francophones et rêvait le 20 mars 1967 de restructurer le 3e Groupement de l’Armée Nationale Congolaise, autour d’une brigade mixte dont il prendrait la tête.

Les Gouvernements des Etats Unis, de la Belgique et de la France avaient d’autres projets.

Une nouvelle affaire Tschombé voit le jour… Denard reçoit des instructions de Foccart. Il ne doit pas défendre Mobutu, il doit rallier Schramme et le clan Tschombé.

Le 5 juillet 1967, la révolte des mercenaires éclate et Jean Schramme rejoint Bob Denard à Stanleyville avec la 2e compagnie du 10e bataillon Commando pour combattre l’ANC.

Bob Denard sera blessé et évacué en Rhodésie. Cette révolte se terminera par une retraite sur Bukavu et une défaite, quatre mois plus tard qui s’achèvera par un exode au Rwanda.

Ceux qui ont vécu cette période, pris dans les problèmes de tous les jours, n’ont pas toujours bien analysé ce qu’ils ont vécu. Quand ils ont lu le livre de Pierre Lunel « Bob Denard , le roi de fortune » et celui que Denard a signé de son nom « Corsaire de la République » ; ils ont bien compris que ces deux ouvrages ne racontaient pas exactement la même histoire. Dans tous les cas, ces livres n’étaient pas « un journal de marche ». Dans le souci de ne jamais citer des personnes retournées à une vie ordinaire et de ne pas divulguer tous les tenants et aboutissants de son action, Denard n’a décrit que la ligne générale de son parcours. Son discours est honnête, mais un lecteur curieux et critique soulignerait erreurs de détails, contradictions et oublis.

Beaucoup, quand ils évoquent cette période, ont tendance à la paranoïa. Certains ont écrit et continuent d’écrire n’importe quoi sur ce sujet.

Le temps passant et les secrets étant maintenant relatifs, quelques survivants de cette époque se sont regroupés pour mettre en commun leurs souvenirs. Le grand danger de ce travail est de croire que notre mémoire est bonne et que nous disons la vérité sous prétexte que nous la ressentons ainsi.

Avec un souci d’honnêteté intellectuelle, à partir de nos souvenirs, de quelques photos et de documents retrouvés dans les malles du « Vieux », nous avons essayé de témoigner et de comprendre ce que nous avons vécu, en espérant être le plus près possible de la vérité.

Dans un premier temps, nous nous limiterons uniquement à la période où le 1er Choc était sous le commandement direct de Robert Denard.

Par ailleurs, ce texte ne mentionne que les noms des officiers qui ont commandé au 1er Choc. Il évoque rarement les noms des volontaires qui, eux aussi, ont eu un rôle important dans la conduite de notre action. Il ne s’agit surtout pas d’un dédain vis à vis de leur participation qui fût essentielle. Nous ne pouvions pas raconter l’histoire de chacun. Vous en trouverez une liste, en annexe, qui n’est pas fiable à cent pour cent, compte tenu de l’absence d’une liste nominative officielle. (liste d’un état de paie, par exemple comme c’est le cas pour le groupe Cobra)

Il en est de même pour les Katangais et soldats Congolais qui nous ont accompagnés et sont morts à nos côtés. Si nous n’avons pas conservé tous leurs noms en mémoire, nous nous rappelons ces moments que nous avons partagés.

Compte tenu des documents existants et de l’affaiblissement de notre mémoire, il n’était pas possible de rentrer plus en détail dans l’évocation de notre aventure.

Nous espérons seulement avoir dressé un cadre mémoriel, le plus véridique possible, qui permettra à ceux qui sont encore en vie, ou à leurs enfants, de s’y retrouver et de développer eux mêmes leurs souvenirs.

Ce journal de marche a été écrit et mis en pages par Henri Clément à partir de ses souvenirs et des documents suivants :
– archives de Bob Denard : Journal du Groupe Spécial « R. Denard », rapport concernant l’opération sur C.3, C.22, avec retour à C.6
– lettres publiées en annexe
– le livre de pierre Chassin : baroud pour une autre vie
– les écrits de Jean-Claude Lapontérique
– les livres de JP Sonck : les opérations au Congo et La force aérienne tactique congolaise
– les souvenirs d’anciens du 1er choc encore vivants qui ont bien voulu soumettre leur mémoire à l’épreuve d’un examen critique

Vous trouverez, en annexe A, le contrat type signé entre les mercenaires et Moïse Tschombé ; « Acte d’engagement d’agent sous régime contractuel au service de la République Démocratique du Congo »

 


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