In Memoriam – Georges SEREN-ROSSO

 


 

Georges SEREN ROSSO

Georges SEREN ROSSO est né 11 mars 1942. Après son baccalauréat, il s’engage au 1er RPIMA, et est nommé sergent en mars 1963. Il fait partie de ces jeunes français qui ont mal supporté l’abandon de l’Algérie au FLN. Démobilisé et exalté, il décide de continuer le combat sous d’autres cieux. Il arrive au Congo en août 1965 où il est incorporé au 1er Choc avant de rejoindre, en septembre, le groupe Cobra en vue d’une opération aéroportée. Celle-ci est annulée, mais il reste dans ce groupe parachutiste sous les ordres successifs de Bottu, Larapidie et Dulac.
Sous ces divers commandements, il participe aux opérations contre les Simbas, dans l’Est du Congo. Au moment de la révolte des Katangais en 1966, il fait partie des parachutistes largués sur l’aérodrome de Kisangani, afin de s’en emparer.

Lors de la révolte des mercenaires, en juillet 1967, il fait partie de la 5ème compagnie, commandée par Bob Noddyn, en charge de la région située au nord de Bukavu. C’est dans le cadre de cette unité qu’il participe à la prise de Bukavu, puis à un repli sur Yumbi, où il rejoint l’ensemble des mercenaires qui ont quitté Kisangani, dans la confusion qui a suivi la blessure et l’évacuation de Bob Denard.

La colonne formée par Schramme, pour rejoindre Bukavu, tombe dans une embuscade, tendue par l’ANC, qui coûtera la vie à Coucke et Gino au carrefour d’Itibero. Suite à cet arrêt, dans l’attente d’une avancée de l’ANC qui se sent victorieuse, Seren-Rosso commande un verrou installé en arrière du village de Mikolo. Après trois jours d’attente, deux auto-mitrailleuses Panhard de l’ANC se présentent à portée de tir. Les deux blindés sont éliminés. Derrière, la colonne ANC est prise de panique. Trente véhicules chargés de munitions et de nourriture sont récupérés

Pendant le siège de Bukavu, Seren-Rosso fait partie de ceux qui participent activement à la défense de la ville. Dans la vidéo : https://www youtube.com/watch?v=o4raydJ6yAM.; à 2mn40 on le voit justifier son engagement, essentiellement politique.
Il remplace Paulus à la tête de la 4ème Cie, est blessé à la jambe au cours d’un engagement, mais reste en position avec ses béquilles.
Fin septembre, un soir, descendant « en ville » au mess de la Compagnie, il se confronte à Paulus qui plaide l’abandon et la désertion. Révulsé par cette attitude, il sort son pistolet et le tue d’une seule balle.
Schramme le met à l’abri dans la villa des pilotes, où il restera jusqu’à son exfiltration, par le Rwanda, vers la Belgique, puis la France.

A son retour, il écrit un long rapport très intéressant sur la façon dont il a vécu la révolte des mercenaires. A Paris, en mai 1968 il colle des affiches pour le CDR avec la petite équipe constituée par Denard.

En 1971 il est jugé à Nancy pour l’homicide de Paulus. Denard témoigne en sa faveur et lui donne un coup de main pour organiser sa défense. Il est acquitté. Mais cette affaire lui laisse de profondes traces psychologiques. Malgré différentes aides de sa famille et l’appui du capitaine Souètre qui lui trouve un emploi civil, il lui est difficile d’avoir une vie normale.

C’est un homme foncièrement droit qui est resté fidèle aux engagements de sa jeunesse.

Texte de Henri Clement

 

 


 

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