OPS Congo – Témoignage Pierre Chassin


 

Toujours habillés en civil, nous débarquons le mardi 18 mai 1965 sur l’aéroport de Stanleyville. De là, nous sommes rapidement transférés en camion à la base de la 5e brigade mécanisées située à l’extérieur de la ville, au milieu de la savane. Nous sommes déjà en pleine brousse. Pourtant les bâtiments, qui ressemblent à ceux d’un ancien collège, donnent au camp un air civilisé. Les bureaux sont modernes et éclairés par de larges fenêtres. Le mess avec ses baies vitrées, fait penser à un réfectoire de pension. Les formalités administratives réglées, nous touchons notre paquetage. Des casques et des uniformes un peu disparates : chemises kaki, vestes-blousons et pantalons camouflés de parachutistes portugais, casquette vert olive. Pour ce qui est du couvre chef, chacun improvise à sa guise. Mon frère Max, avant mon départ, m’a donné une casquette para un peu spéciale qu’il a porté en Algérie : celle des fellaghas ralliés du commando George. Elle lui a été offerte par un musulman du commando à cheval qu’il appuyait avec son T6 le long de la frontière marocaine. Cette casquette est étroite, taillée en longueur dans un tissu “léopard” et n’a pas de protège nuque. Sa visière tombe sur les yeux. Elle me donne la tête de loup caractéristique des ces commandos musulmans au visage émacié tant redoutés par les felouzes. Elle va devenir mon fétiche et, si l’habit fait bien le moine, je suis paré ! Cette tenue en impose aux autres et j’en ai d’ailleurs bien besoin car je me suis vite aperçu qu’une silhouette d’étudiant n’était pas ici très prisée.

La 5e brigade mécanisée a été créée dès l’arrivée au pouvoir de Moïse Tschombé, il y a une dizaine de mois. Son commandement a été confié au lieutenant-colonel belge Lamouline. Cet ancien du Katanga devait créer le fer de lance de la nouvelle A.N.C. grâce à l’arrivée de mercenaires et à des moyens mécaniques. A l’intérieur de cette brigade, les Sud-africains ont constitué une unité blanche homogène, le ” 5 codo “, et les mercenaires européens encadrent des Katangais ou des Congolais de diverses ethnies dans d’autres bataillons commandos. Les hommes de Schramme forment le ” 11 codo ” et les anciens colons belges de Kowalski, au Kivu, le “Codoki”. Bientôt toutes les nations se trouvent représentées parmi les mercenaires, du Danemark au Portugal et de la Yougoslavie à la Turquie. Les plus ” forts ” contingents viennent bien sur de Belgique et de France, mais l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce et l’Italie sont aussi en bonnes places.

Lamouline, en fait de ” moyens mécanisés “, n’a finalement pratiquement rien obtenu, si ce n’est deux ” baignoires suédoises ” – des camions blindés Scania – prises à l’O.N.U. et deux ou trois Ferret, petites automitrailleuses blindées de reconnaissance.

Une fois équipés, les nouveaux arrivants sont introduis les uns après les autres dans le bureau du lieutenant-colonel Lamouline. Mon tour venu, je m’approche, salue main à la visière en claquant des talons, le regard rivé sur un point du mur au dessus de la tête du colonel :
– Volontaire Chassin Pierre, matricule 752-358, à vos ordres, mon colonel.
– Repos, Chassin.
Je me détends un peu et constate que le lieutenant-colonel est en train de consulter un dossier. Détendu, il semble avoir la quarantaine ; son regard est intelligent et bienveillant.
– Dans quelle unité souhaitez vous être affecté ?
– Au 1er Choc, mon colonel ! ”
Il me lance un regard étonné.
– ” D’accord. Vous partirez avec le groupe qui rejoindra le major Denard à Paulis dans deux jours.”

Je n’en reviens pas. Tout va si rapidement. Je salue en claquant déjà moins fort les talons et fait un demi-tour presque réglementaire.

Mes camarades français Claude et Patrick ont également demandé à être affectés au 1er Choc. D’autres volontaires arrivés avant nous et qui étaient en instance d’affectation à Stan ont fait le même choix. Nous sommes une quinzaine de francophones regroupés pour subir un entraînement à la hâte. L’après-midi même, nous sortons dans la savane environnante sous la conduite d’un officier et de gradés. Les bleus sont disposés tous les dix mètres en lisière d’une zone marécageuse de hautes herbes. Accablés par la chaleur, nous progressons, les coudes au sol soutenant le Fal qui nous a été prêté pour la circonstance. J’ai rapidement les mains dans un piteux état, coupées par les hautes herbes. Ce sont les ” matitis ” dans lesquelles se cachent habituellement les rebelles pour tendre leurs embuscades. Elles procurent effectivement une protection très dense dans laquelle il est difficile de progresser. Arrivés à l’extrémité de la zone, nous constatons que les retardataires se sont égarés. Ils finiront par nous rejoindre exténués. La plupart d’entre eux ont perdu la forme du combattant et l’abus d’alcool est bien souvent responsable de la mauvaise graisse…

Le lendemain, en forêt nous partons sur des Jeeps, armées de mitrailleuses. La progression se fait généralement “en colonne”. A la droite du conducteur se tient le mitrailleur. Il est protégé par un blindage qui pivote en même temps que la Mag. Celle-ci peut être orientée horizontalement et verticalement. Sur le côté du blindage, la bande de balles est disposée dans sa boite. Le mitrailleur peut ainsi balayer devant lui sur un angle de 90 degrés. A l’arrière de la Jeep, quatre voltigeurs sont assis, les jambes pendant à l’extérieur. A quatre Jeeps nous gagnons un petit lac entouré d’immenses arbres pour faire nos premiers exercices de tir. Dans ce paysage sauvage mais idyllique résonne bientôt le fracas de nos armes amplifié par l’écho. La surface du lac se couvre de geysers au pied des arbres morts que nous visons. Excités par l’odeur acre de la poudre, nous sommes pris d’une frénésie destructrice et brûlons bandes sur bandes dans un vacarme assourdissant. Nos yeux brillent et des sourires d’enfant illuminent nos visages radieux. Une camaraderie joyeuse est en train de souder notre petit groupe. Les barrières disparaissent. Nous nous prenons d’amitiés pour un petit Belge d’Angoulême, truculent comme Zorba le Grec. Son visage hilare est barré d’une moustache blonde. C’est un garçon de café qui est arrive là par je ne sais quel mystère et qui a tout du Parigot, en particulier la gouaille et la dégaine bien peu militaires. Insouciants, nous nous prenons à ce grand jeu sans penser à l’avenir qui nous attend.

En fin d’après-midi nous trouvons le temps d’aller faire une incursion à Stanleyville. Grâce à un Français, nous rencontrons la personne qui fait office de consul de France. C’est un homme d’un abord affable aux cheveux déjà gris. Il a vécu les moments les plus difficiles de ces derniers mois. Lorsque les mulélistes régnaient en maîtres à Stan et qu’ils y faisaient couler le sang à flots. Les récits des témoins en sont hallucinants. Sur la place où se trouvait la statue de Lumumba, le sol était trempé de sang. Une immense flaque. Les mulélistes y dépeçaient les Noirs soupçonnés d’avoir pactisé avec les Belges. L’attitude vestimentaire, le port de lunettes, la façon de s’exprimer suffisaient à dénoncer les coupables. Les plus chanceux avaient un pied coupé à la machette et étaient contraints de traverser la place en courant. Les autres avaient le crâne broyé et les sorcières mama dévoraient leur cervelle encore tiède.

Deux jours plus tard, notre groupe est conduit à l’aéroport et nous débarquons sur un terrain de fortune à Paulis, en pleine zone tenue par les rebelles. C’est un vrai bled auquel on donne pompeusement le nom de ville. En fait, une bourgade de maisons en dur aux toits de tôles ondulées. L’aspect en est sinistre et l’ensemble grisâtre. Cette impression est confortée par le fait que Paulis est pratiquement vide de civils. En décrochant, les rebelles ont obligé la population et les otages à les suivre et les retiennent depuis lors dans la brousse. Un seul officier belge commande la place tenue par des troupes katangaise, congolaise et sud-africaine. Denard et son 1er Choc, en transit, sont autonomes de facto. D’ailleurs nous devons partir en colonne vers l’ouest pour reprendre les villes encore détenues par les mulélistes et pour le Belge commandant la place ce sera un soulagement. La semaine dernière le 1er Choc et les sud-Af ont bien failli en venir aux mains, les armes en plus ! Au cours d’une beuverie, des hommes du ” fifth codo ” ont tué l’adjudant François, un Katangais que Denard connaissait depuis la première sécession et qui commandait les Katangais à Paulis. Les Français en armes ont encerclé les Sud-Africains en réclamant que les coupables soient traduits devant un tribunal militaire. Les Sud-Af les ont d’abord considérés avec mépris, mais devant la détermination de Denard, ont fini par entendre raison. L’atmosphère est tendue et la pression perceptible par nous tous. Les hommes du 1er Choc sont revenus fatigués et amers de la difficile expédition à Wamba. En tête de colonne, l’angoisse est constante et la tension ne se relâche pas. Les Simbas sont cachés dans les herbes et derrière les termitières. Leurs armes sont pointées sur la première Jeep, qui par sa vitesse échappe parfois au tir, et les balles atteignent le second véhicule. C’est à Wamba que la seconde “Jeep de tête” de mon copain le lieutenant Henri Clément est tombée dans une embuscade. Elle a été atteinte par un tir de bazooka. Trois des occupants sont morts sur le coup, un autre a été blessé et Henri gravement touché à la tête. Il est encore à l’hôpital et le médecin dit ne pas avoir les moyens d’extraire les éclats. Quand l’explosion l’a projeté sur le côté de la piste, il a été rempli d’un immense soulagement et la seule pensée qui lui a traversé l’esprit a été : ” Enfin, c’est fini…”

Pendant le déjeuner, je prends un contact difficile avec mes nouveaux compagnons. A table, au milieu d’une dizaine d’anciens, l’atmosphère est lourde. Il fait chaud et humide. Les visages, mal rasés, tannés par le soleil et luisant, sont patibulaires. Des uniformes fripés et empreints de sueur engoncent des corps musclés et nerveux. La plupart des hommes portent sur les avant-bras des tatouages. La conversation, inexistante, se résume à de courtes engueulades à l’occasion desquelles j’apprends qu’ils n’ont pas été payés depuis leur arrivée au Congo. Je suis atterré de me retrouver au milieu de cette bande de coupe-jarrets. Dans quelle galère ai-je bien pu me fourrer !

L’après-midi, notre petit groupe de nouveaux venus est introduit dans le bureau de Bob Denard. Assis derrière son bureau, il est sanglé dans un uniforme bien repassé sur lequel se détachent des épaulettes rouges où brillent les étoiles de son grade. Enfin quelqu’un qui ressemble à un officier! Il semble même qu’il tienne à se donner le look des S.A.S., les célèbres parachutistes anglais de la dernière guerre. La moustache y est pour beaucoup. D’une voix rocailleuse à l’accent bordelais, il demande à chacun d’entre nous de se présenter. Un petit Espagnol s’avance : Sergent Guitterez, ancien sous-officier dans la Légion. Il indique au commandant qu’il a des états de services ” spéciaux ” en lui tendant un bout de papier sur lequel il a inscrit un numéro de téléphone en gage de signe de reconnaissance. Denard reste impassible et passe à l’interrogatoire du suivant. Quand mon tour vient, il me demande de me présenter à l’officier responsable du Scania, le camion blindé ” hérité ” de l’O.N.U.

Une fois sorti du bureau de Denard, je finis par trouver l’officier en question au milieu de l’effervescence qui règne dans l’hôtel qui sert de Q.G. A moi de me démerder pour me procurer mon armement en allant voir le lieutenant Robyn chargé de la logistique et responsable de l’armurerie. Marc Robyn est un lieutenant belge à l’aspect juvénile, mais pourtant un véritable vétéran. C’est un des fidèles de Denard depuis le Katanga, il l’a suivi au Yémen. Il est en train de bricoler l’affut d’une DCA qu’il essaie de transformer en canon tout terrain. Devant mon insistance, il finit par me donner mon arme individuelle, un Fal et sa dotation de balles de 7,62 mm, ainsi que des bandes du même calibre pour la mitrailleuse du Scania. J’ai beau lui dire je voudrais aussi des grenades, il me rétorque qu’il n’y en a pas pour tout le monde et que je suis déjà très bien servi. Je m’aperçois alors que chacun se débrouille comme il peut pour avoir des armes à son goût. Certains ont, à la place du Fal, un pistolet mitrailleur français MAT, une mitraillette Thomson ou une Beretta italienne. L’un a même une Uzi, le PM très léger qui est l’arme de prédilection des Israéliens. Quelques-uns ont un pistolet à la ceinture. Ce n’est pas ce que je désire. Je veux trois ou quatre grenades offensives qui me paraissent plus efficaces dans mon cas, compte tenu de mon manque d’entraînement au tir. Un ancien m’indique qu’en face de nos bâtiments habite un civil hollandais qui a rejoint Paulis pour y faire toutes sortes de trafic. La petite salle de son ” magasin ” est sombre et remplie d’un invraisemblable bric-à-brac : outils, alcool, conserves, cigarettes. Bien que je ne fume pas, j’achète une cartouche de blondes ; une ” farte ” comme disent les Belges. Muni de cette monnaie d’échange, je peux rapidement me procurer quatre grenades.

Autour des véhicules alignés dans la rue principale de Paulis règne une agitation fébrile. Chacun se prépare de son mieux et je passe l’après-midi à graisser mes armes. La baignoire suédoise à laquelle j’ai été affecté est, avec l’automitrailleuse AM-8, le seul ” blindé ” de la colonne. Elle doit son surnom à sa forme caractéristique. Il s’agit d’un gros camion, haut sur pattes, dont les blindages latéraux forment un angle. Le long de celui-ci une barre sert de marchepied. L’intérieur ressemble à une longue baignoire recouverte d’un dais d’apparat. Des arceaux soutiennent une bâche vert olive, de la même couleur que le reste du véhicule. Si elle protège des intempéries, elle n’arrête pas les tirs de mortier ni les jets de grenades. Par chance, on dit que les rebelles, qui ont encore plus peur que nous, lancent les grenades sans les dégoupiller ! Chacun des flancs du Scania est défendu par une mitrailleuse belge Mag. Mon poste se trouve au milieu, à gauche. Le mitrailleur est assis sur un tabouret pivotant, le corps placé au-dessus du niveau du camion, mais protégé à l’avant par le blindage qui entoure la Mag. Par contre, son dos n’a aucune protection, ce qui procure une curieuse sensation. Mais c’est le mitrailleur des deux Vickers jumelées qui est de loin le plus expose. La cabine avant est en effet surmontée d’une ” tourelle ” munie d’une double mitrailleuse lourde alimentée par deux bandes de cartouches de 7,7 mm. Il s’agit d’un simple rail circulaire sur lequel glisse le pied de la Vickers. Le mitrailleur ne dispose d’aucune protection. Au-dessous, le chauffeur regarde sa route à travers des meurtrières blindées horizontales. L’engin ressemble à un monstre de l’ère tertiaire et est impressionnant. Je suis d’ailleurs assez fier d’y avoir été affecté.

Avant le diner, au mess, Bob Denard nous rejoint pour s’adresser à nous. Coiffé du béret amarante des parachutistes français, il s’avance un peu raide et en claudiquant. De bonne stature, il s’appuie sur une canne. Lors de l’opération de Wamba, il était sur le marchepied de la Jeep de Clément lorsqu’elle a dérapé dans un trou. Il a eu la jambe droite cassée. Sa canne lui donne maintenant ce petit air britannique qu’il affectionne, contrecarré par son accent bordelais. Il s’adresse à nous en des termes simples, dépourvus d’emphase, pour nous dire que nous partirons le lendemain à l’aube, que notre objectif est Buta, à 600 kilomètres de là, où sont détenus quelques 150 otages noirs et blancs, qu’il compte sur nous et que nous serons payés. Nous opérerons tandis qu’une seconde colonne, sud-africaine, partira plus au nord de Niangara pour rejoindre Bumba. Moi qui me croyais à Arcole, j’attendais une harangue pour renforcer les coeurs et suis un peu déçu. Je retombe vite sur terre : ici, ce qui compte, c’est de faire son boulot et le panache n’est pas de mise !

Epuisés par cette journée, les bleus vont se coucher pendant que les anciens, nerveux, continuent leur veillée d’armes car la colonne légère partira dans la nuit. Pour ma part, je m’écroule et m’enfonce dans un sommeil sans rêve. Demain sera un autre jour…

Réveil avant l’aube. Chacun s’harnache : gros ceinturon autour de la taille d’où pendent, dans le dos, une poche avec deux chargeurs de Fal et, sur les côtés et devant, les grenades. Puis nous rejoignons nos postes respectifs. La colonne est constituée de deux groupes. En tête les Jeeps d’assaut qui doivent foncer le plus rapidement possible sur l’objectif pour prendre les rebelles par surprise. Bien qu’il soit peu probable que les mulélistes ne soient pas déjà prévenus de nos plans, on peut toujours tabler sur leur manque d’organisation et leur imprévoyance. L’objectif premier est de libérer les otages, il faut donc aller vite. Nous savons que les rebelles ont jusqu’à présent toujours tendu des embuscades pour retarder l’avancée de nos troupes. Des instructeurs étrangers leur ont appris à bien choisir l’emplacement et le moment du déclenchement des tirs. Cela commence généralement par un tir de bazooka sur la Jeep de tête. Celle-ci est de loin la plus exposée et ce sont les vétérans les plus audacieux qui sont désignés pour cette place de kamikaze. La première partie de la colonne est formée de l’AM-8 et de cinq ou six Jeeps, armées d’une ou deux mitrailleuses Mag jumelées. L’équipage est composé d’un chauffeur, d’un mitrailleur et de quatre hommes armés de leur Fal et d’Energas, charges creuses qui sont propulsées par le fusil d’assaut faisant office de lance-grenades. Puis vient la colonne lourde. Trois Jeeps avec des mitrailleuses lourdes Point 30 et Point 50 ouvrent la marche. Suivent la Jeep de Denard, une Jeep avec deux bazookas jumelés, le Scania, la Jeep portant le canon 75 sans recul, le camion avec les mortiers de l’adjudant-chef Martin, la Jeep canon de 20 mm et la voltige sur ses camions. Ces derniers ont été spécialement aménagés : au milieu le matériel, le ravitaillement ou l’essence ; sur les côtés, assis sur des bancs, les jambes pendantes, les mercenaires voltigeurs qui peuvent ainsi sauter à terre instantanément. Enfin, l’ambulance, les camions chargés de soldats congolais, les camions de dépannage et du ” génie ” et les deux Jeeps d’arrière-garde remplies de mercenaires ayant pour mission de s’assurer que les Congolais suivent bien. Un jeune prêtre belge s’est joint à la colonne dans le but d’aider à la libération des otages, des missionnaires et des religieuses. Pour la circonstance, il a endossé un uniforme et coiffé une casquette kaki. Nous sommes en tout une centaine de mercenaires blancs, deux cents soldats katangais et deux cents Congolais. Nos renseignements indiquent que 2 000 à 4 000 combattants mulélistes sont concentres à Buta.

 


A la mémoire du Colonel Denard
et des hommes qui ont servi sous ses ordres

A la mémoire du Colonel Denard
et des hommes qui ont servi sous ses ordres

OPS