OPS Congo - Echec à l'Armée Populaire de Libération

L’Armée Populaire de Libération Nationale avait été vaincue, mais le président Christophe GBENYE, Gaston SOUMIALOT et Nicolas OLENGA trouvèrent refuge au Soudan et ils tentèrent de poursuivre la guérilla avec l’aide de pays comme l’Algérie, l’Egypte (RAU), le Soudan, l’Ouganda et la Tanzanie.

Le 2 janvier 1965, Gaston SOUMIALOT déclara à un journaliste italien : « Nous avons pris beaucoup d’amis à TSHOMBE et ce qui compte le plus, beaucoup de ses hommes sont passés avec armes et bagages dans nos lignes. Aujourd’hui, les deux tiers du Congo sont entre nos mains. TSHOMBE occupe seulement les villes et pas les frontières. La situation a été dramatique lorsque les 7000 ( ?) mercenaires de TSHOMBE avec les avions et les voitures blindées ont occupé Stanleyville, mais la reprise est en cours. La défaite de TSHOMBE est prochaine », mais ces fanfaronnades n’effrayèrent personnes. Le 15 mars, il annonçait dans le journal « L’Humanité » : « Nos maquis sont pourvus d’armes américaines prises au cours des combats. Nous tendons des pièges aux mercenaires, des embuscades pour nous approvisionner. Et puis, nous avons toujours nos flèches, nos sagaies et nos pierres. Je vous assure qu’une pierre maniée par un de nos jeunes est parfois extraordinairement efficace. Ces armes là permettent de mieux se dissimuler dans la jungle ».

Christophe GBENYE l’accusa de s’être approprié un important tonnage d’or, d’argent, d’ivoire et de minerai précieux lors de son passage dans le Maniéma et dans la province Orientale (ce trésor fut remis aux autorités soudanaise et il en fut question récemment dans la presse). La zizanie s’installa parmi les exilés du CNL et plusieurs pays cessèrent leur aide aux insurgés étant donné la discorde qui régnait parmi eux.

Le général OLENGA convoqua une réunion extraordinaire au QG de Aba dans le nord-est du pays à laquelle participèrent les officiers et les généraux de l’APL et les membres du gouvernement populaire, mais la discussion dégénéra en plein débat et le général OLENGA se querella avec le ministre SOUMIALOT. L’intervention du président GBENYE ne fit qu’envenimer la discussion, car le commandant en chef de l’armée populaire le menaça d’arrestation sous le prétexte que la révolution avait débuté à Uvira avec les ingrédients de la sorcière Mama Marie ONEMA et qu’elle n’avait pas besoin de tactiques militaires modernes pour vaincre. Le général OLENGA fut incapable de maintenir la discipline parmi les troupes et il fut incapable d’organiser la défense des localités de Mahagi, Aru, Watsa, Faradje et Niangara qui tombèrent l’une après l’autre aux mains des commandos Sud-Africains de Mike HOARE lors de l’opération « White Giant ».

Quant à la 2e brigade du colonel MAKONDO qui défendait les dernières villes aux mains des Simba avec le soutien de Christophe GBENYE, elle fut battue par le 1er Choc de Bob Denard qui s’empara de Buta le 1er juin 1965.

Le 5 août, Gaston SOUMIALOT, devenu président du Conseil Suprême de la Révolution, révoqua Christophe GBENYE et le 22 août suivant, Nicolas OLENGA déclara que Christophe GBENYE n’était plus reconnu comme président. L’Armée Populaire de Libération fut écrasée quelques mois plus tard par l’importante offensive d’Ops Sud qui provoqua la fuite des derniers Simba vers la Tanzanie.

Fin

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