OPS Congo – L’appui aérien aux opérations de reconquête


 

Bases Opérationnelles

L’aérodrome de Stanleyville servit de base opérationnelle à la FATAC et au WIGMO, dont les équipes de maintenance se partageaient les installations d’Air Congo. L’aérogare fut remise en état et son réseau radio amélioré afin de l’adapter à ses nouvelles fonctions.

Depuis la chute de la ville, la voie du fleuve était bloquée par les rebelles et le carburant devait être transporté par Lockheed C-130. Une mise en défense de la ville s’imposait, car le manque de moyens empêchait de lancer de nouvelles opérations.

Le 2 décembre 1964, une dépêche de presse annonça que 12 avions chargés d’armement destinés aux rebelles avaient fait escale à Khartoum (Soudan) et peu après, de nombreuses armes d’origine communiste furent introduite par la frontière du nord-est pour armer les Simba.

Isolée en territoire rebelle, Stanleyville souffrait d’une pénurie de ravitaillement en vivres et en carburant et un convoi fluvial de l’Otraco partit de Bumba le 11 décembre et remonta le fleuve Congo sous la protection des B-26K avec du ravitaillement, mais les Simba tenaient solidement les rives du fleuve Congo et il dut faire demi-tour.

Deux semaines après le raid éclair des para-commandos belges qui y avait évacué plus de 300 Occidentaux, Paulis fut occupée le 9 décembre 1964 par la colonne d’Ops Nord dont les troupes parties de Bumba avaient libéré 787 Européens au cours de leur périple. L’hélicoptère du cdt BROKKEN accompagnait la colonne, dont un des camions était chargé du carburant nécessaire à son ravitaillement.

L’aérodrome du chef-lieu des Uélés devait devenir la seconde base opérationnelle du WIGMO pour aider l’ANC dans sa lutte contre la rébellion dans le nord-est du pays et sa plaine d’aviation fut débarrassée de ses obstacles et mise en état de défense.

Comme Stanleyville, cette ville était isolée en région rebelle et bénéficiait d’un ravitaillement par C-130E de l’USAF et C-47 de la FATAC. Chaque avion-cargo américain était accompagné d’un détachement du 504th infantry airborne qui se disposait aux quatre coins de l’appareil dès l’atterrissage pour assurer sa protection durant le déchargement.

Le même jour, au retour d’un raid de sauvetage sur Niangara et Dungu, le major GENIS et le lt GLORIEUX, officiers détachés de l’armée belge, tombèrent dans une embuscade. Le cdt BROKKEN se posa près de la colonne pour évacuer les blessés, mais ils succombèrent à leurs blessures et le major GENIS fut remplacé par le cpn DEFREYNE.

Les troupes d’Ops Nord parvenues à Paulis passèrent aux ordres de la 5e brigade le 11 décembre et le col VANDEWALLE s’y rendit en C-47 de la FATAC pour se rendre compte de la situation sur place. Des avions T-28D du détachement de Stanleyville intervinrent à Opala le 5 décembre, car un peloton de Sud Africains se disait encerclé par les Simba et une colonne formée par Mike HOARE partit le 14 décembre de la rive gauche de la ville pour aller à leur aide.

Le 5e Bn commando effectua plusieurs opérations de sauvetages dont un périple autour de Stanleyville, de Banalia à Bafwasende, pour sauver des otages en danger de mort. Mike HOARE proposa à l’EM 5e brigade d’effectuer un raid héliporté à Wamba, mais les risques d’échec étaient trop grands et ce fut refusé.


A la mémoire du Colonel Denard
et des hommes qui ont servi sous ses ordres

A la mémoire du Colonel Denard
et des hommes qui ont servi sous ses ordres

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